dimanche 28 avril 2019

Petit dictionnaire du pêcheur 2019 (et sa dose d'humour)


Action : s.f. Instant particulièrement intense à la pêche mettant en scène trois pôles : le pêcheur, le leurre, le poisson. Cela peut être un suivi qui finit en attaque au bateau, une capture à vue au sondeur, ou toute autre prise vraiment réussie.

Chiche : s.f.. Touche franche, souvent de sandre ou de broc. Synonymes : craquette, pétée, frappe.
Ex : Le sandre de 85 m'a mis une chiche du diable ! 

Chiche suivie : Touche manquée avec le poisson qui suit derrière.

Suivi chiché : Suivi concrétisé par une absorption du leurre au bateau.

Coffrage : s.m. absorption totale du leurre, qui ne dépasse pas quand le poisson a la gueule fermée. Le leurre est donc "coffré", selon la règle du participe, et non "coffret", qui désigne l'emplacement des bijoux de madame. 

Contact : s.m. Touche ferrée qui donne un contact avec le poisson. Une frappe avortée n'est pas un contact.

Nicolade : s.f. Action complètement improbable qui a abouti à la capture d'un gros poisson dans un contexte de pêche particulièrement difficile. 
Ex : "Il nous a encore fait une belle nicolade avec ce broc de 130 sorti de nulle part qui prend son popper au bateau !"

Poncer : v.tr. Pêcher intensément durant des heures ou des jours une zone ou un spot afin d'en ferrer la quasi totalité des poissons actifs.
Ex : Kévin a déjà bien poncé cette zone.

Ponceur : s. m. Pêcheur qui ne lâche pas un spot ou une zone pendant des jours. Dort souvent dans son coffre de voiture, mange des noodles ou des Bolino et se lave les dents avec l'eau du lac. Le ponceur jusqu'auboutiste n'hésitera pas à quitter son boulot, à dormir sous la neige et/ou à acheter une caravane pour la poser 3 semaines au bord de son spot préféré.
Ex : J'étais avec ce gros ponceur de Vince toute la semaine.






Râcler : v. tr. Prendre le(s) dernier(s) poisson(s) d'un spot après l'avoir pourtant bien poncé auparavant.
Ex : Ben a raclé un 115 sur la zone hier.

Satelliser : v.tr.Casser un leurre au lancer, l'envoyer tellement loin qu'il finit presque sur orbite. 
Ex : Je viens de satelliser mon dernier Replican roach. 

Se faire violer : ou se prendre un viol , ne rien pouvoir faire pendant un combat car le poisson est trop puissant ou le matériel est inadapté. 
Ex : J'étais à la perche en street, je me suis pris un viol par un glane de 160.

Treuiller : v.tr. Ramener au bateau en force et rapidement un poisson. Antonyme de : se faire violer.





jeudi 21 mars 2019

Des cannibales.

Aujourd'hui je vous propose d'évoquer la fascinante question du cannibalisme.

Toutes les espèces présentes dans nos eaux, et pas seulement les espèces ichtyophages, sont plus ou moins cannibales, ne serait-ce que parce que de temps à autre, il arrive à la plupart des poissons de croquer des alevins de sa propre espèce. Toutefois, certaines espèces sont réputées particulièrement cannibales. Cette réputation ne relève pas systématiquement de légendes urbaines.


Brocheton à-demi digéré, recraché par un congénère de 80cm pendant la manipulation.

Nous allons ici nous pencher sur le cas de 4 carnassiers, bien présents par chez nous en plans d'eaux, en lacs et en rivière : la perche, le brochet, le black-bass et le silure. 

Je vais commencer par régler le cas du silure. Pour moi, c'est l'un des pires cannibales dans nos eaux. Tout le monde ou presque a déjà pris un silure qui présentait les stigmates de morsure de l'un de ses congénères. Bien souvent, nous mettons cela sur le compte de la territorialité, car les silures sont souvent en banc, parfois dans de petites fosses, dans des cuvettes de barrages, entassés, et pourraient entrer en conflit (alimentaire notamment). Je ne suis pas spécialiste du silure, mais par chez moi (val de Saône) où il est bien présent depuis les années 1995 on a une connaissance du silure qui repose davantage sur 20 ans d'observation que sur des écrits savants et théoriques. 
Toutefois, je ne suis pas certain du tout -mais alors vraiment pas !- que la prédation du silure par le silure soit dû à des réactions d'agressivité entraînées par une trop grande promiscuité. Je veux dire par là que d'après moi -et je suis loin d'être le seul à le penser- le silure chasse activement le silure. En d'autre terme, il sélectionne ses juvéniles comme proies privilégiées (entre autres). Pour quelles raisons ? Je ne m'aventurerai pas en explications douteuses (d'ailleurs, philosophie personnelle : je préfère constater et prendre note de mes observations plutôt que d'essayer de tout expliquer plus ou moins vainement), mais le constat est là : les silures de petite taille (50 à 80cm) qui étaient extrêmement nombreux en Saône sont devenus très rares, cependant que les poissons passant 1m50 ont explosé (la population est établie à présent), et il est devenu, du constat de tous, très difficile d'en capturer plusieurs petits comme avant.
Certains témoignages à ce sujet sont intéressants. Je pense à ces pêcheurs au vif qui m'expliquaient en cœur qu'ils ne prenaient plus de petits silures, alors qu'il y a quelques années, ils ne prenaient "que ça". Ou cet autre pêcheur, qui arpente activement la Saône depuis des années et qui m'expliquait que presque tous les silures de "petite" taille (presque un mètre) qu'il prend portent des marques d'attaque de congénères. Autre témoignage intéressant : un ami me racontait comment, en remontant un petit silues d'à peine un mètre, il vit des poissons de 1m50 à 2m suivre derrière et essayer de l'attraper… 
La situation n'est pas sans rappeler ce qui est arrivé aux poissons-chats de la Saône il y a 10 ou 15 ans… Les anciens narraient comment, en mettant un poisson chat "au bout de la ligne" ils sélectionnaient les silures inévitablement. Et aujourd'hui, certains concours de pêche au coup décernent un lot à celui qui parvient à prendre 1 poisson chat ! 
Nous n'entrerons pas dans le débat de la régulation du silure, mais après avoir éliminé les "matous" et les tanches de la Saône, ce poisson semble se réguler lui-même actuellement. 
Peut-être que certains spécialistes du silure vont venir ici me compléter, me contredire, ou ajouter de l'eau au moulin de la réflexion : c'est avec joie que vous pouvez commenter l'article en bas de la page. 
Il semble assez compliqué d'exploiter cette tendance du cannibalisme chez le silure, contrairement à d'autres espèces. Mais il y a fort à parier qu'une belle imitation de silure souple de 40cm ferait un tabac sur un banc de limaces.

Traitons maintenant le cas du black-bass. Je parlerai là aussi d'après mes observations, effectuées en Bourgogne, là où je le traque depuis une vingtaine d'années. Je n'ai observé que deux fois un black bass adulte qui chassait sur des juvéniles. A chaque fois, le juvénile était au bout de ma canne, avec un petit LS en gueule. Il y a fort à parier que le baby bass qui se débattait, les paillettes du worm, les éclaboussures, tout cela a du exciter papa bass dans sont for intérieur !


Le gros bass qui mange ses congénères de 20cm voire plus serait-il un mythe ? Je ne l'affirme pas. J'ai bien essayé des imitations de bass, elles sont prenantes, mais le sont-elles davantage que les autres leurres ? En leurres durs réalistes, j'ai de bons résultats avec les baby bass. Que ce soit parce que le coloris verdâtre marche bien ou que ce soit parce que cela ressemble vraiment à un baby bass, peu importe.
Pour moi, et cela n'engage que moi, il y a assez peu de cartes à jouer sur les réflexes cannibales des black-bass -par chez nous, tout au moins. Tout au plus, si un baby bass mord à l'hameçon et qu'il y a un gros dans le secteur, vous gagnez à "travailler" un peu le petit !
C'est assez décevant, car il y aurait quelque chose d'assez excitant à traquer des big bass de 55cm avec des imitations de juvéniles deux fois moins gros, type Kong R2S. Ah oui, j'oubliais un détail : il n'y a plus de gros bass en Bourgogne. Dommage. 





Et la perche ? Je n'ai pas assez de connaissances sur ce poisson pour observer quoi que ce soit. J'ouvre donc le débat dans l'attente d'être éclairé par un connaisseur avec des années de bouteille. Bien entendu on prend des perches avec des imitations de perchettes, ou sur des coloris rayés, qui globalement sont très prenants. Les bancs de perchettes représentent un garde-manger apprécié de tous les carnassiers. Du bass au broc en passant par les glanes et les sandres. Les grosses perches ne sont pas en reste, mais y'a t il moyen de tirer son épingle du jeu en action de pêche en jouant sur cette propension supposée au cannibalisme ?

On terminera cette esquisse de réflexion avec mister Esox Lucius, notre cher Brochet. C'est LE poisson que l'on nous vend comme un cannibale sanguinaire et cruel. Dans la tête des pêcheurs et sur le serveur YouTube, il y a des images de pikes tenant dans leur gueule un congénère qui fait la moitié de leur taille. Il semble qu'en effet le brochet soit sacrément cannibale. Ceux qui vident encore les brochets au XXIe siècle, peuvent témoigner : on retrouve des petits dans le ventre des gros (et dans le ventre des petits aussi d'ailleurs…).


Pour expliquer cette propension au cannibalisme, d'aucuns avancent l'hypothèse de la territorialité : les petits chassent sur les terres du gros, et ça emmerde le gros. Et puisqu'il est gros, il ne peut pas tolérer d'être emmerdé. D'autres pensent que le brochet aime ses congénères en tant que proie, pour une raison X ou Y (parce que ça a meilleur gout que le gardon !). A voir. J'allais dire, cela n'a guère d'importance.

Les imitations de pike très réalistes et de belle taille décalent vraiment les gros, à certaines périodes

Toujours est-il que, en pêchant avec des imitations de pike bien finies, sur des plans d'eau qui abritent de belles populations, et bien il y a des jours où l'imitation de pike détrône largement les autres leurres. Une connaissance a l'habitude de sortir son imitation de pike de 20cm lorsque la pêche est dure, ce leurre a 20 brochets métrés à son actif ! A croire qu'il y a des jours où tu as intérêt de servir du brochet à la cantine si tu veux rentrer un papa. D'ailleurs, les imitations de pike sont bien mieux engamées que la plupart des autres leurres, et les touches sont à t'arracher la canne des mains.

Coloris ou silhouette ?

Voilà pour ce petit aperçu de la question du cannibalisme.
A titre personnel, je pense que c'est avec le silure et le brochet que, du point de vue de la pêche, il y a le plus matière à tirer parti techniquement de leur éventuelle tendance cannibale.

Si l'on prend du recul sur la question, afin de l'aborder de manière presque philosophique, il est intéressant de se demander pourquoi la question du cannibalisme excite tant les pêcheurs.
Probablement parce que le cannibalisme, en tant que pratique contre-nature dans l'imaginaire occidental (et malgré le pain et le vin) reste un mythe dans l'inconscient collectif. Manger la chair de sa chair, dévorer ses propres enfants, comme Cronos chez les anciens, demeure fantasmatique.

Peut-être le sujet est-il aussi, dans nos têtes d'êtres humains, avec nos concepts propres, mal abordé : en effet, quand une perche de 40cm me recrache 2 petits brochets dans le vivier (vécu), c'est que la perche semble apprécier le brochet. Pourquoi le brochet n'apprécierait-il pas le brochet ? Et quand un brochet mange des perches, n'ôte-t-il pas le pain de la bouche à d'autres perches qui, elles aussi, ont droit à une chair fine et ferme, fut-ce la chair de leur chair ?
Le sujet reste ouvert.

- Never stop fishing-

Arnaud


vendredi 15 mars 2019

Ces cadeaux que la nature nous fait...

La pêche, avec le temps qu'elle nous fait passer au bord ou sur l'eau, est un excellent moyen de s'immerger et de se (re)connecter avec la nature et d'apprendre à la connaître, indépendamment de tout discours scientifique, savant ou livresque. 

La pêche, c'est l'expérience des sens, c'est l'odeur des bords de Saône orangés et orageux un soir d'été ; c'est aussi celle de la mousse et du ruissellement d'un petit cours d'eau en mars -l'odeur de l'ouverture de la truite dans mon enfance.
La rencontre fortuite avec un lynx venu boire dans l'atmosphère glaciale du lever du jour, sublime animal qui ne se méfie pas d'un pêcheur solitaire, silencieux et concentré.

Crédit photo : Vincent Jacob




Un renard, par une soirée tiède d'automne, est passé à quelques mètres de moi, s'approchant pour boire à mes pieds et s'est rendu compte en croisant mon regard que je n'étais pas un arbre -je n'oublierai pas ton regard d'intelligence, bel animal.
La pêche en float-tube, communion avec l'élément par son silence et sa simplicité, permet d'approcher les martins-pêcheurs au plus près sans les effrayer. Un martin-pêcheur, c'est comme un coucher de soleil sur un lac en plein été. 




L'ablette, le héron, la fouine, le milan, la libellule, la bergeronnette, tous imposent un profond respect  pour peu que l'on porte sur eux un regard primitif et naïf. Il est grand temps de considérer à sa juste valeur le cadeau qui nous est fait chaque jour que l'on passe au bord du miroir du monde. 

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

II est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

Charles Baudelaire, "Correspondances", Les Fleurs du mal, 1857. 

mercredi 13 mars 2019

Leurres, matériel : 10 astuces pour économiser un pognon de dingue !

Bonjour à tous !

La pêche, C'est un budget, et le pouvoir d'achat est au cœur de l'actu, aujourd'hui je vous propose donc 10 conseils pour économiser massivement des euros tout en réduisant votre impact sur la nature et les cours d'eau et sans prendre moins de poissons. 

-1- Emmener les shads jusqu'au bout de leur vie.
Pour ne pas jeter des leurres encore super pêchants, il faut les "maintenancer", et ce, avant même qu'ils aient vu l'eau. Quand vous montez un shad sur une TP, collez-le avant-même de le lancer pour la première fois. Vous louperez moins de touches (de sandres surtout) car le montage sera aspiré (et non juste le shad). N'hésitez pas à le recoller même au niveau où la hampe ressort du corps avec les embouts fins des tubes de colle cyano. 
En collant, en recollant, en retournant même le shad sur la TP (caudale en haut), on emmène les leurres super loin, jusqu'à 20, 30, 50 poissons maillés ou plus. D'ailleurs, les leurres bien souples et mâchouillés sont super prenants car ils sont plus souples et gardent mieux les attractants. Et les gros poissons s'en fichent complètement de taper sur des leurres moins jolis, voire sur des "ordures" qui ont perdu leur coloris, leurs yeux, voire des morceaux !


-2- Acheter d'occasion- 
Certains produits peuvent être achetés d'occasion plutôt que neuf. Négociez les prix car certains vendent trop cher. Le Bon Coin ou Fishing deal (page FB) proposent des occasions par centaines. On y déniche parfois des occasions superbes, des leurres durs neufs à 8 euros, des plombs drop shot à 25 centimes...

-3- Retourner la tresse ou le fil, mettre du backing.
Pour ne pas changer votre fil à chaque fois que votre bobine n'est plus tout à fait pleine, rajoutez du fil en-dessous (backing) et remettez votre fil par-dessus. Plus facile encore, lorsque votre bobine n'est plus assez pleine, nouez l'extrémité de votre fil avec un vieux nylon ou une vieille tresse, finissez de remplir la bobine, puis remettez le tout à l'envers. Le fil qui était au fond sera au-dessus, tout neuf, et la bobine sera pile remplie ! Utilisez un autre moulinet ou une vieille bobine de fil sur une perceuse / visseuse pour vider les bobines rapidement.
Ainsi, même en usage fréquent, votre bobine de tresse durera plusieurs saisons ! 

-4- Echanger des leurres qui ne servent pas contre d'autre leurres que vous recherchez.
On a tous des leurres qui n'ont jamais vu l'eau. Echangez-les contre des leurres dont vous vous servez ou que vous recherchez. Par exemple sur Fishing Deal (page FB). Cela marche bien. 

-5- Guetter les soldes : matériel parfois jusqu'à -50% !
Guettez les soldes, notamment pour les produits qui coutent très cher. En effet, - 40% sur un sondeur à 1000 euros ce n'est pas négligeable. On trouve parfois des affaires en or…

-6- Effectuer des commandes groupées avec vos amis chez votre détaillant. 
Si vous proposez à votre détaillant de commander non pas une, mais deux ou trois cannes ou moulinets (ou batteries, ou remorques, ou bateaux !) identiques, demandez-lui une remise. La plupart des détaillants et revendeurs, en bons commerçants, acceptent tout de suite. 

-7- Obtenir des prix salons.
Lors des salons, vous pourrez avoir du matériel à prix réduit. C'est valable pour le nautisme, pour le matériel de pêche… A titre d'exemple, je possède un Shimano Calais 201A (équivalent Calcutta Conquest) payé neuf 210 euros en salon en 2009 (il vaut 400 dollars minimum partout…). Vous pouvez négocier un pourcentage important sur un moteur thermique ou un bateau lors des salons du nautisme…Les distributeurs peuvent souvent avoir des prix alléchants lors des salons, c'est là qu'il faut casser sa tirelire pour acheter un moteur, par exemple. 

-8- Pêcher solide (et pas forcément plus gros) pour ne pas casser : choisir un bon fil, revoir tous vos diamètre de 2, 3 ou 4 % à la hausse,  refaire ses nœuds après chaque accroche et chaque poisson correct, vérifier son montage toutes les 20min en action de pêche, ouvrir le frein sur les gros poissons… N'oubliez jamais que normalement, on ne casse pas un poisson à la pêche ! Et ça évite aussi de satelliser des leurres. C'est presque possible de ne jamais rien perde. 

-9- Attendre 15 jours avant d'effectuer un achat . Cela permet d'éviter les achats impulsifs et de vous retrouver avec des leurres qui ne servent pas. Si vous en avez vraiment besoin, vous l'achèterez, mais plus tard. Et l'offre est telle que vous trouverez toujours ce que vous cherchez, détendez vous ;)

- 10 - Ne ferrez pas le fond ! Lorsque vous vous "tanquez", ne ferrez jamais l'obstacle ou le fond. Laissez un petit peu de mou (pas trop, un léger ventre) et positionnez le bateau ou le float selon l'angle inverse (pas à la verticale, un angle inverse !). Retendez le fil tranquillement et ferrez un petit coup sec (dans l'angle exactement inverse par rapport à la verticale), scion vers le bas : le leurre vient du premier coup dans disons 8 cas sur 10. Vous récupérerez quasiment tous vos leurres avec cette technique. Au besoin, bricolez-vous un décroche-leurre pour bateau (un petit grappin solide et lesté va bien, au bout d'une petite cordelette).  Du bord ou en float : récupérez une vieille gaule (canne à coup) télescopique, accrochez un gros sac de nœud en tresse solide au bout du scion, et récupérez les leurres dans les branches avec. De belle emplettes à faire ainsi le lendemain de l'ouverture parfois même des brochettes entières de PN à 15 euros  (ça sent le vécu !) !



Voilà tous les conseils que je pouvais vous donner. Non par pingrerie, mais parce que d'une part, consommer un peu moins de produits manufacturés et laisser moins de plomb ou de plastique dans les rivières, c'est quand même pas mal pour notre planète ; et d'autre part, grâce aux économies substantielles réalisées, vous allez pouvoir vous offrir une canne, un bateau ou un mois de congé sans solde pour aller à la pêche ! 

dimanche 10 mars 2019

Voyage de pêche, zoom sur le Guatemala : destination pêche au gros / exo / bass !

Aujourd'hui, je propose de vous faire découvrir une destination de pêche digne de ce nom, car elle est considérée comme l'une des meilleures destinations au monde pour la pêche au gros en mer, mais aussi parce qu'elle offre une alternative en pêche exotique et même un plan pêche du bass à grande bouche ! Cerise sur le gâteau, il fait bon toute l'année et le cout de la vie là-bas est parmi les plus bas d'Amérique latine… 

Y aller : Vols Ibéria, au départ de Paris via Madrid.

Monnaie : le Quetzal, du nom de l'oiseau sacré vénéré par les Mayas. 1 euros = 8 Quetzal. USDollars acceptés en ville. 

Budget : une chambre double bien tenue avec petits déjeuner 200 Quetzal / un repas complet au restaurant 50 Quetzal / Trajet de 3h en bus 30 Quetzal  / 1 gallon d'essence 20 Quetzal.





Ce petit pays, niché entre le Salvador, le Mexique, le Bélize et le Honduras, propose plusieurs plans pêche de qualité, avec des rios, des lacs immenses, une ouverture sur les caraibes et une sur le Pacifique.

La pêche au gros sur la côte pacifique.

Le Guatemala est connu pour être l'un des meilleurs pays au monde pour pratiquer la pêche au gros en mer. Une petite zone en particulier est le théâtre de records mondiaux...

A deux heures de la capitale (Guatemala Ciudad) , au sud, sur la côte pacifique, se trouve une petite ville, qui est aussi la première entrée maritime de la côte pacifique : Iztapa (6 000 habitants). 
"A l'heure où vous lisez ces lignes, il y a de fortes chances qu'un marlin soit pêché quelque part au large d'Iztapa. Reconnue comme l'une des meilleures destination de pêche au monde, la côte forme ici un énorme remous naturel qui, d'après les scientifiques, attirerait la plus grosse densité d'istiphoridés du Pacifique. Il se prend entre 15 et 20 trophées par jour, 40 entre octobre et juin. Le no-kill y est obligatoire, le Guatemala cherchant à protéger sa population de marlins. La pêche de la dorade ou du thon n'est en revanche pas réglementée. 

Périodes les plus propices , par espèce : 

Dorade coryphène : mai à octobre
Poisson-cocq : juin à septembre
Le marlin : septembre à décembre
Le thon albacore : septembre - janvier 
Le bar : octobre
Le voilier : octobre - mai"

- Informations, tarifs, réservations de séjours "pêche au gros" : 
www.greatsailfishing.com

- Y accéder : Depuis l'aéroport, rendez-vous par minibus ( 8 euros, 30 min) à Antigua, ancienne capitale coloniale du pays. Tout un tas de bons hôtels ou d'auberges de jeunesse bien tenues sont très accessibles financièrement dans cette très jolie petite ville où c'est le printemps toute l'année. De là, réservez un transfert pour le lendemain matin (généralement vers 8h - 10h). En deux heures, vous serez à Iztapa. 



Pêche de poissons exotiques d'eau douce : Le rio Dulce et le lago de Izabal. 

A l'est du pays, l'un des joyaux du pays est le Rio Dulce. Il est possible d'y faire un très beau séjour (éventuellement avec Madame), en descendant le fleuve en bateau au départ de la ville de Rio Dulce, pour rejoindre Livingstone, petite ville portuaire de mangroves situées dans les caraïbes. Ce sera l'occasion de voir tout un tas d'animaux sauvages et surtout d'oiseaux (pensez aux jumelles), et aussi de pêcher… Ce rio est poissonneux et préservé. Il abrite aussi lamentins et crocodiles… 
Seuls les habitants des villages reculés vous proposeront de pêcher avec du matériel rudimentaire : emmenez votre propre matériel, pêchez lors des escales quotidiennes si vous choisissez une croisière, ou louez un canoé si vous préférez faire des nuits à l'hôtel ou en lodge, car il y a tout un tas d'hébergements situés directement au bord de l'eau, au bord du lac ou du rio, et ce n'est pas encore très touristique. 



Une option bass fishing à 2h de l'aéroport : le Lago de Atitlan. 


A l'ouest de la capitale se trouve l'un des plus beaux lacs d'Amérique latine, accessible en 2h de minibus. L'explorateur A. Von Humboldt, qui avait roulé sa bosse -c'est peu de le dire-, déclarait à propos de ce lac "sa beauté est au-dessus de tout". 
Aubaine pour nous, pauvres pêcheurs, c'est que dans les années 1940, lassés de voir certaines espèces proliférer, les guatémaltèques ont fait "livrer" par canadairs des achigan à grande bouche dans le lac. Le poisson a prospéré dans ces eaux à 20 degrés toute l'année. Il a même exterminé deux espèces de poisson-fourrage. 
S'il est pêché (aux engins) pour alimenter les restaurants de bord de lac, le bass est sur-représenté dans cet immense lac volcanique de plus de 300m de profondeur. 



Un pêcheur qui passerait au Guatemala aurait tout intérêt à prendre une canne et à tenter d'attraper quelques-uns de ces bass. 

Au bord du lac, vous ne verrez aucun leurre, aucune canne à pêche. Aucune. Autant dire que là-bas, les bass n'ont jamais vu un leurre. Il n'y a pas non plus, à ma connaissance, de guide de pêche au bord du lac. Pas vu non plus de bateau de pêche… (il y aurait un projet à monter sur place, d'ailleurs, avec un bpjeps, un Ranger et des chambres d'hotes…). 

Les bords du lac font penser aux lacs alpins. C'est encaissé, l'eau est claire, il y a des herbiers, des parois abruptes, des plateaux, beaucoup de fond… 

La population de bass est bien là : des tapes et des suivis de petits bass sur chaque poste ou presque, avec tout type de leurres. 

Toutefois, l'eau est vraiment claire et il faut pêcher assez creux (même le matin et le soir) : inutile d'emmener des topwater. 

Pour donner un ordre d'idée, j'y ai pêché trois jours (quelques heures réparties sur la journée, chaque jour), dans 2 villages différents au nord du lac (le plus encaissé, et moins bon pour la pêche d'après les locaux), uniquement du bord, voilà les résultats et constats. 

J'ai touché plus d'une vingtaine de poissons, une quinzaine au sec. Les poissons de 20cm étaient dans 4m d'eau, les poissons de 30cm dans 6-8m et les poissons de 40cm peut-être dans 10m. Les sessions du matin étaient inégales, mais c'est là que j'ai touché les 2 plus beaux poissons (40cm) ; le soir je n'ai jamais rien touché durant les 2 dernières heures avant la nuit. Le milieu / fin d'aprem, quand l'angle du soleil change, semble être la meilleure période (séries de touches). 

Les leurres à emporter : 

Evitez les spinner, crank, jerk : aucune touche (ne pêchent pas assez creux). Eventuellement un deep crank ou deux.

Texan : 14grs,  avec tout type de leurres : touches très violentes à la descente du leurre, parfois ramassé sur le fond aussi. Efficace ! 

Shads : touches à la descente du leurre, quelques unes en linéaire. 10-12cm plombé 12-14 grs.



Après avoir discuté avec un Texan quadragénaire installé au bord du lac, il semble qu'il y ait beaucoup de poissons de 6-8 lbs, mais plus profonds. J'ai vu en images un poisson qui devait faire ses 55 sans problème, à la robe magnifique, pêché à l'engin. Le sud du lac semble meilleur pour la pêche, et les berges sont plus appropriées. 

L'idéal serait de faire le tour du lac, d'essayer plusieurs spots, de louer un SUP ou un canoé. 



J'ai pêché principalement depuis les pontons de Panajachel et de Santa cruz de la laguna. La meilleure zone était depuis le ponton, sur la pointe à l'ouest de Santa cruz de la laguna (juste  après Isla verde eco-lodge) : il était possible de pêcher dans 10m depuis le ponton, au ras d'un herbier qui descendait assez profond. Les plus jolis poissons, je les ai pris ici. Pas de touches en pêchant là où il n'y a pas d'herbiers, pas non plus de touches correctes dans les herbiers dans moins de 5-6m. 

Bref, un lac immense, profond et excitant avec un potentiel certainement incroyable et des poissons qui n'ont jamais vu un leurre ! 


Voilà, si certains d'entre vous cherchaient une belle destination de pêche, avec plusieurs options… Les gens sont les plus gentils et serviables que j'ai pu croiser, le pays semble très sur (on se sent en sécurité, la police est omniprésente et hyper serviable…), et les prix sont vraiment raisonnables. 

N'hésitez pas si vous avez des questions. J'ai même le Lonely planet à vous refiler ! 



samedi 2 février 2019

#crashtest : le Zander pro shad de Fox Rage, test et mode d'emploi.

#crashtest #foxrage #zanderproshad #test , par Arnaud.

Parce que sur 21st century fish on parle avant tout de ce qu'on connait bien, voici le premier #crashtest.


Si le Zander pro shad (ZPS pour les intimes) de chez Fox Rage était encore presque confidentiel il y a 5 ou 6 ans, il est aujourd'hui dans quasiment toutes les boites. Voyons ici les raisons de son succès.
Je l'ai lancé assez longtemps pour pouvoir me permettre de faire un retour sur ce leurre qui m'a rapporté au moins une centaine de poissons maillés.


S'il est à première vue un shad on ne peut plus banal, il est en fait assez particulier.


Ce modèle est proposé en 4 tailles : 7.5, 10, 12 et 14 cm.
De nombreux coloris sont également disponibles.


Sa matière est assez intéressante, il est ''rebondissant", "vibrant" pour ainsi dire. Cela est dû à l'emploi d'une homme assez tonique. Sa silhouette est celle d'un gardon ou d'une perchette, un peu ventru. Il est de ce point de vue une bonne alternative au slick shad. 
En outre, il est vraiment solide et vous pouvez emmener le modèle 14cm à 40 poissons sans aucun souci (il faut le coller avant la première utilisation et bien le 'maintenancer'. Le modèle 7.5cm est fait du même plastique mais plus fragile de par sa petite taille, on peut l'emmener à 15 poissons à l'aise.


Je l'ai testé dans tous types de milieu : grand lac, étang, canal, gravière, rivière en crue. Je lui ai mis des grammages allant de 3grs ( sur le 7.5cm) à 20 grs (sur le 14cm).


Il m'a rapporté des petites perches à gogo, quelques jolis black-bass en passant le long des quais ou au-dessus des herbiers, et surtout beaucoup de sandres de belle taille.


En7.5cm c'est parfait pour le street fishing. Comme souvent sur les petites bouchées, il est ultra prenant en coloris fluo. Mon favori en 3" : le lemon tiger.


En 10 cm, il convient bien pour la perche. Il est engamé par des poissons de 25-30cm sans souci. La vibration du ZPS est très adaptée à la pêche de la perche. Elles en sont dingues et ce leurre détrône souvent le slick shad sur cette espèce, je trouve.



Le modèle 12cm est idéal en rivière, à la recherche de tout-venant : perches, sandres, brocs. Le modèle Lemon Tigger 12cm s'est fait chicher de manière exceptionnelle dans les eaux de crues, en verticale lente, par des poissons jusqu'à 80cm+.


On peut dire que son mode d'emploi, particulièrement d'ailleurs pour les tailles 12 et 14cm,  est l'animation lente. C'est là qu' il se démarque vraiment. Ceux qui aiment la verticale, notamment avec un angle léger au cul du bateau : ce shad est fait pour vous. En lac de barrage, il convient bien 'à soutenir' le long des tombants, canne haute, en le laissant travailler lors de la descente.


Le modèle 14cm est celui que je lance en lacs. C'est une bouchée correcte. Parfait pour les eaux calmes soit en linéaire très lent, soit en verticale. Alors que le Pro Shad est plutôt fait pour être ramené avec du rythme, le Zander Pro Shad est vraiment meilleur et plus régulier à basse vitesse. J'ai également remarqué qu'il était très bon, tous coloris confondus, lorsqu'il fait sombre, le matin ou le soir. C'est un bon leurre lorsque les poissons chassent. Les vibrations qu'il émet sont de toute évidence bien particulières. Il "pulse". Il a tendance à plaire au silures d'ailleurs…


Le coloris Ghost blue, développé par Sylvain Legendre (un peu) à ma demande est clairement, avec le Lemon Tiger, mon préféré. Le coloris Sun Dance, récemment développé est en train de mettre tout le monde d'accord. Idem pour le hot olive. Ci-dessous un ZPS Ghost blue 14cm que j'ai emmené à plus de 30 poissons maillés. Il est encore super pêchant, bien souple et prêt à se gorger d'attractants, je compte bien faire mon Week-end d'ouverture avec celui-ci !


Le coloris très contrasté avec le dos noir et le ventre clair est bon pour la faible luminosité, il finit coffré presque tout le temps.

J'ai tombé des sandres jusqu'à 90cm avec ce modèle,  des perches de plus de 40cm, des bass de canaux de belle taille (sur-éduqués) et des brocs.


Points forts : 
- hyper solide donc très économique (trois Week-end de suite avec le même shad) !
- 4 choix de tailles
- Dispo en Ghost blue et Lemon tiger : affrontez 90% des situations avec ces deux coloris !
- Excellent et très régulier en animations lentes et en verticale.
- Facile à se procurer à l'unité ou en pack de plusieurs couleurs!

Points faibles : 
- Il plait aux silures...
- Le leurre a tendance à "tourner" quand on laisse couler très profond ou quand on lance fort à contre-vent, par conséquent il vrille un peu le fil en utilisation intensive voire "exclusive" (conseil : quand je le lance toute la journée, je mets un bdl avec un petit baril) si vous le lancez toute la journée.

Ce shad est une valeur sure et il est super solide pour un prix serré.



Voilà, je vous ai présenté ce leurre de la manière la plus objective qui soit, après des semaines de tests par tous temps et sur tous plans d'eaux, sur toutes les espèces, jusqu'à ce qu'il finisse pulvérisé ! C'est ça l'esprit  #crashtest !


- Never stop fishing -

Arnaud

vendredi 1 février 2019

Quel moteur 30cv choisir ? Comparo entre 3 modèles phares.

#boating #bassboat


Quand vous choisissez d'acheter un bateau, la motorisation est déterminante car c'est un budget à l'achat (entre 25 et 40% du prix d'un ensemble) mais aussi en entretien (révisions, entretien courant et consommation d'essence).

Les moteurs les plus vendus pour la pêche sont issus de la gamme dite "sport compacte", soit les moteurs de 25 à 50cv.

Aujourd'hui penchons-nous sur la puissance la plus demandée en France au dire des fabricants, les moteurs de 30cv.

Nous occulterons volontairement les modèles 2 temps, plus polluants, plus bruyants, d'ailleurs en passe d'être purement interdits sur certains plans d'eau, et qui tombent peu à peu en désuétude, pour n'évoquer ici que les 4 temps (four stroke).

Après m'être amplement renseigné en prévision d'un futur achat, je vous propose aujourd'hui l'esquisse d'un comparo entre 3 modèles de moteurs 30cv / 4 temps proposé par Mercury, Suzuki et  Yamaha.

Tous 3 proposent différentes versions (barre franche, console, trim électrique…), une puissance de 22.1kw pour 30cv en 4temps 3 cylindres, un réservoir-nourrice indépendant de 22 à 25L, et tous sont garantis 3 ans constructeur. Pour leurs autres caractéristiques, comparons-les donc ! 


*       *       *



MERCURY 30 CV ELPT EFI


L'un des moteurs que l'on voit le plus sur l'eau, notamment en raison de son coût un peu moins élevé, du fait qu'il soit très bien distribué et aussi parce que les Américains nous vendent une certaine image de Mercury sur leurs énormes bateaux de rêve La gamme EFI de Mercury semble avoir corrigé les défauts des séries plus anciennes. Vous retrouverez toutes les précisions et les spécifications supplémentaires sur le site Mercury.

Prix moyen de vente : 5800 euros.
Poids : 84 kg
Cylindrée : 526 cm3

Points forts :
- Prix : c'est le moins cher de la sélection, à l'achat.
- les bateaux américains sont la plupart du temps pré-cablés en Mercury (Tracker, Nitro…)
- Cylindrée intéressante.

Points faibles :
- Fiabilité de la mécanique parfois contestée sur le long terme / durée de vie.
- Un peu moins sobre et moins propre que les autres (consommation).

Bilan : si vous achetez un bateau US avec un package Mercury, pourquoi pas. Si votre budget est serré, que vous allez à la pêche de temps en temps et que vous ne voulez pas mettre des milliers d'heures au moteur, c'est une option d'achat.



YAMAHA 30CV F30A


Prix moyen de vente : 6000 euros
Poids : 102 kg
Cylindrée : 747cm3

Points forts :
- Fiabilité légendaire de la marque.
- Système de trim breveté Yamaha très progressif et précis, parfait pour une navigation optimale.
- Système de coupe contact-antivol à distance par télécommande.


Points faibles :
- Poids : très lourd, car c'est le bloc moteur des modèles supérieur, avec une cylindrée équivalente au 50cv, mais bridée à 30cv .

Bilan : C'est dommage que ce 30cv soit lourd, autant prendre son frère de 40cv qui vous fera gagner quelques km/h, si votre bateau est homologué pour 40cv, car il fait le même poids. Vous pouvez aussi faire changer, semble-t-il, la rampe d'injection pour avoir un 40cv sous le capot d'un 30... Renseignez-vous. Toutefois ca reste un moteur Yam', donc un produit fiable et bien fini avec une mécanique précise et une trim géniale.



SUZUKI 30CV DF30A


Nouveauté 2018 pour ce petit 30cv compact développé par une marque en pleine expansion sur le marché Français et mondial grâce aux innovations qu'elle apporte depuis plusieurs années.

Prix : 6500 euros
Poids : 72 kg
Cylindrée : 490cm3



Points forts :
- Faible consommation (15% à 20% de moins que les autres modèles) grâce au système Leanburn.
- Le plus léger 30cv 4temps du marché actuel.
- Qualité de la mécanique souvent saluée.


Points faibles :
- Plus cher que ses concurrents à l'achat.
- Pas encore distribué partout.

Bilan : Ce petit 30cv léger semble l'emporter sur tous les tableaux ( poids/puissance, consommation, pollution, fiabilité) mais reste au-dessus des autres modèles quant à son prix. On note un écart de presque 1000 euros par rapport à un Mercury, qui sont totalement justifiés à en croire les mécanos interrogés, et qui se rattrapent sur le long terme par l'entretien et la consommation réduits. 


Bilan général

Après avoir fouiné et m'être bien renseigné à plusieurs adresses auprès de vendeurs mais également auprès de mécaniciens et de spécialistes, il apparait que le modèle Suzuki surnage au-dessus des autres pour cette gamme de puissance. La poussée de cette marque s'explique aussi par tous les prix qu'ils ont raflés aux différents salon du nautisme ces dernières années à travers le monde, notamment pour consommer et polluer moins sans toucher aux performances. Mettez votre nez dans le catalogue Suzuki 2019, c'est juste impressionnant (notamment si vous cherchez un 60 ou un 100cv...).
Le modèle de chez Mercury est plus controversé (dans la gamme "sport compacte", il y a ponctuellement des problèmes signalés, des moteurs qui font parfois des caprices, même si la fiabilité de la marque tend à s'améliorer) et la longévité de ces moteurs est moindre. La mécanique Mercury est parfois jugée plus "grossière" par les mécanos, en dehors de très grosses cylindrées ; et j'ai d'ailleurs appris que Tohatsu (marque  moins onéreuse et un peu controversée de moteurs thermiques à injection directe) fournissait Mercury pour les moteurs jusqu'à 115cv. 
Le moteur Yamaha a un gros point faible, c'est son bloc moteur trop gros et trop lourd, avec une bride que l'on sent (d'après les échos que j'ai eus). C'est dommage, car la fiabilité de Yamaha est excellente : certains modèles sont poussés en mer jusqu'à 10 000 ou 12 000 heures de navigation par les marins japonais. Pour avoir navigué pas mal sur du Yamaha depuis 2011 (sur 70cv et 115cv) sans jamais avoir du tourner la clé 2 fois pour démarrer, même après de longs mois d'hivernage, même par -5 degrés, la fiabilité Yam', je sais ce qu'il en est. 

Globalement, les sogo-shosha* japonais (Yamaha, Suzuki, Honda…) proposent des moteurs qui restent très estimés et largement préférés par les experts en mécanique, et recommandés à tous les professionnels qui travaillent sur l'eau (regardez les bateaux de pompiers, de gendarmes, de sauveteurs…).

En ce qui concerne les prix, regardez bien avant d'acheter, il y a des centaines d'euros d'écart d'un revendeur à l'autre pour un même modèle. Pour les marques nipponnes, les prix les plus bas que j'ai trouvés, que ce soit à l'achat ou pour l'entretien, sont chez L'aigle pêcheur - sport nautic 39, basé dans le Jura (39) à La Tour du Meix (ils distribuent Yamaha et Suzuki). Spécialistes, excellents mécaniciens, ils sont de très bon conseil et à l'écoute. Mercury est plus largement distribué, n'hésitez pas à comparer les offres.

*Sogo-Shosha : Firme japonaise qui investit à fond dans la recherche et le développement grâce aux fonds levés par ses différentes branches dans d'autres secteurs, afin d'être à la pointe du développement.

Voilà, j'espère vous avoir éclairés quelque peu et si vous avez des questions supplémentaires, des remarques ou des critiques, n'hésitez pas !

Liens utiles :


www.suzukimarine.fr
www.aiglepecheur.fr
www.mercurymarine.com

- Never stop fishing - 

Arnaud